Le déontologue nous répond : Circulez, y a rien à voir !

Le déontologue nous répond : Circulez, y a rien à voir !

Nous prenons acte de la réponse que M. le Pr Wachsmann, déontologue de la Ville de Strasbourg, nous a adressée, suite à notre saisine visant la partialité du traitement par Strasbourg Magazine de la visite du maire à la Robertsau.

Nous n’attendions évidemment pas que nos demandes aboutissent et que le déontologue y fasse droit. S’agissant de l’avenir du foyer Saint-Louis et du cœur de la Robertsau, Roland Ries, notre maire, a fait le choix du passage en force et rien apparemment ne pourra l’en dévier : circulez, y a rien à voir !

Nous nous étonnons cependant que le déontologue puisse, sans tiquer, nous dire :

  • que le directeur de la publication de Strasbourg Magazine n’a rien à voir avec le maire de Strasbourg, tout en admettant que Strasbourg Magazine est bien un outil de propagande de la Ville de Strasbourg !

Si nous comprenons bien le déontologue, le directeur de cabinet, directeur de la communication et directeur de la publication, -une seule et même personne-, parle en son nom propre, sans contrôle du maire, de ses adjoints et des élus municipaux. Et que donc, il ne serait pas lié par la charte de déontologie, qui enjoint ces élus au respect, à la transparence (sic), à l’honneur, à l’intégrité, à la probité, à l’impartialité (sic), à la courtoisie et à l’exemplarité.

En fait, nous dit le Pr Wachsmann, Roland Ries, comme ses collègues élus municipaux, reçoit Strasbourg Magazine dans sa boite aux lettres, comme tous les Strasbourgeois, et doit, à chaque parution, se réjouir que ce magazine parle si bien de son action de Maire.

  • que nos impôts locaux servent bien à financer un outil de propagande municipale, dont la partialité ne semble pas le choquer, d’un point de vue éthique.

Nous comprenons la gêne du Pr Wachsmann sur ce sujet : cette propagande municipale est-elle bien déontologique ? Au lieu d’affirmer courageusement que la propagande municipale n’a pas à être payée par tous les Strasbourgeois, il préfère botter en touche : circulez, y a rien à voir !

De notre côté, nous persistons à dire les Strasbourgeois, qui n’ont pas à subir une propagande municipale mensongère. Cela n’est ni éthique, ni respectable du point de vue du bon usage de l’argent public, dont nos édiles se targuent tant.

La réponse du déontologue à notre saisine nous conforte dans notre mobilisation pour sauver le foyer Saint-Louis de la destruction et le cœur de notre quartier de la bétonisation, malgré le renoncement du maire.

Nous ferons tout pour éviter ce qui serait une erreur historique pour la Robertsau.

Le collectif « Un cœur pour la Robertsau »

Marie-Laure Beaujean,  Christine Christine Beetham,  Jacques Gratecos, Robert Grossmann, Marc Hoffsess, Bernard Irrmann, Emmanuel Jacob, Philippe Leonelli, Jean-Claude Luttmann, Anne Schumann et Claude Schwarz

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