DNA du 19 juin 2016 : l’appel du 18 juin va-t-il faire date ?

L’appel du 18 juin va-t-il faire date ?

Les opposants à la démolition du foyer Saint-Louis ne lâchent rien. Une nouvelle manifestation devant le bâtiment hier matin en dit long sur la détermination de ces Robertsauviens, tous bords confondus, qui veulent voir Roland Ries reprendre la main sur le dossier.

Les alliances objectives à la Robertsau sont courantes. Ici, c’est l’avenir du foyer Saint-Louis qui mobilise largement, quels que soient les courants politiques. Sur les modalités et divers aspects du dossier, tous ne s’accordent pas. Mais l’objectif commun reste de sauver le foyer et/ou de donner enfin un vrai centre au quartier. Le conseil municipal a bien fini par donner (non sans mal) un avis positif à la vente par la paroisse catholique Saint-Louis de son foyer au promoteur Icade, après une année de concertation qui avait échoué. Mais ça n’a pas découragé les opposants à sa démolition, emmenés par le collectif Un cœur pour la Robertsau. Ils en appellent toujours au maire et à l’archevêque.

Rendez-vous avec le maire mercredi

Pour dire l’importance du sujet : même Robert Grossmann, dont la parole est devenue rare depuis son retrait de la vie politique, sort du silence. Hier matin, l’ancien président de la CUS a exhorté l’assemblée à résister « pour que l’irréparable ne soit pas commis ». Anne Schumann a, elle, invité la Ville à vendre l’une ou l’autre maison qu’elle possède à la Robertsau pour financer la préemption du foyer.

Pour cet appel du 18 juin, sous une grande banderole, d’autres élus ont pris la parole distribuée par Marc Hoffsess, membre du collectif : Thierry Roos, conseiller municipal d’opposition, et Françoise Pfersdorff, conseillère départementale, se sont exprimés. L’autre conseiller départemental Yves le Tallec n’était pas présent mais il a dans un communiqué signifié son opposition à la démolition. Et puis, de la majorité municipale, l’élue écologiste Édith Peirotes a aussi pris la parole : avec Mina Bezzari, elles ont voté contre la vente. Philippe Leonelli, de Patrimoine et modernité, Jacques Gratecos, de l’Adir, Luc Wehrung, de l’Asser, ainsi que d’anciens usagers (jusqu’à la fille d’un ancien président du foyer venue de New York témoigner) sont allés dans ce sens.

Mercredi, Roland Ries reçoit Robert Grossmann, Jacques Gratecos et Emmanuel Jacob, du collectif Un Cœur pour la Robertsau. Ils veulent y croire.

sources : DNA du 19 juin 2016

dna190616

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *